Contribution du 22/12/2018 proposée par Denis de carpentras

Je pense que les élections ne sont pas le seul outil disponible pour faire fonctionner notre vie démocratique.
J’ai le sentiment que la crise démocratique que nous connaissons aujourd’hui est en partie liée au fait que notre démocratie représentative est uniquement élective (issue des élections). C’est vraisemblablement en partie pour cela qu’elle est à bout de souffle.
De nombreuses études et retours d’expérience (Islande, Irlande,…) indiquent qu’il serait intéressant d’envisager un modèle bi-représentatif c’est à dire une représentation nationale issue de deux processus complémentaires :
1) Les élections
2) Le tirage au sort (idem aux jurés).
Par exemple, il pourrait y avoir deux assemblées permettant un travail collaboratif en intelligence collective entre des politiques de « métier » et des citoyens libres qui n’ont pas à se faire réélire.
Ces deux assemblées pourraient nourrir leurs réflexions/propositions à l’aide de consultation/validation issues des propositions plus large des citoyens via les réseaux sociaux ou les référendums d’initiative populaire (RIC). Ce type de fonctionnement pourrait se décliner (après expérimentations) à différentes échelles territoriales de gouvernance (Nation, Région, Département, Interco, Mairie).
Il me semble important d’envisager notre renouveau démocratique de manière plus large et en faisant un vrai « pas de côté ». Dans ce sens, je vous invite à lire « Contre les élections » de David Van Reybrouck, Editions Actes Sud.
Il s’agirait au fond de s’appuyer à la fois sur la verticalité et l’horizontalité de notre société en alliant démocratie représentative (via des élections et des tirages au sort) et démocratie participative et délibérative
Je suis à votre disposition pour échanger avec vous et/ou d’autres notamment dans le cadre du débat public qui semble s’ouvrir.

Bien cordialement,